Être kidulte à 40 ans : et si c’était le meilleur âge pour l’assumer ?

16 juillet 2026

40 ans.

Sur le papier, ça fait sérieux. C’est l’âge où on est censé avoir tout compris. La vie, le travail, les relations, le sens des choses.

Dans les faits, j’ai surtout appris qu’une machine à laver sait choisir le pire moment pour tomber en panne, et qu’un nouveau set LEGO peut encore me faire de l’œil comme au premier jour.

Alors oui. J’ai 40 ans. Et je suis kidulte.

Le regard des autres change, pas nous

À 20 ans, personne ne s’étonne de vous voir jouer aux jeux vidéo, lire des mangas ou acheter une figurine. C’est même « normal », presque attendu.

Puis les années passent, et les phrases changent avec elles.

À 30 ans : « Tu joues encore ? »

À 40 ans : « Tu as encore des LEGO, à ton âge ? »

À 50 ans, j’imagine qu’on vous demandera si vous comptez les donner à vos petits-enfants.

Mais soyons honnêtes une seconde : ce n’est pas nous qui avons changé. C’est le regard extérieur qui s’est mis à chronométrer nos passions comme s’il existait une date de péremption sur le plaisir.

Pourquoi une passion aurait-elle un âge limite, alors qu’un bon vin, lui, ne fait que se bonifier ?

Je n’ai pas changé de personne en vieillissant

J’ai grandi. J’ai appris. J’ai travaillé, construit une carrière, géré un budget, des responsabilités, parfois des nuits courtes et des journées longues.

Mais dans tout ce mouvement, il y a une part de moi qui n’a jamais bougé : celle qui s’illumine devant une nouvelle boîte de jeu, qui sourit toute seule en repensant à une scène de son film préféré, qui ressent encore ce petit frisson d’excitation en ouvrant un colis tant attendu.

Ce n’est pas une contradiction. C’est une continuité.

40 ans, c’est justement l’âge où on arrête de s’excuser

Ce qui change, avec les années, ce n’est pas l’envie. C’est la permission qu’on se donne.

À 25 ans, on hésite encore, on se demande ce que les autres vont penser, on cache un peu.

À 40 ans, on a traversé assez de choses — des deuils, des recommencements, des nuits difficiles, des victoires discrètes — pour avoir gagné le droit de ne plus se justifier.

On sait ce qui nous fait du bien. On sait ce qui nous répare, après une journée où tout est allé de travers.

Et franchement, si un set LEGO ou une après-midi à Disneyland fait ce travail-là, pourquoi s’en priver au nom d’un âge écrit sur une carte d’identité ?

Vous n’êtes pas seul·e à vous poser la question

Si vous avez 35, 40, 45 ans et que vous vous demandez si c’est « raisonnable » de continuer à aimer ce que vous aimez : la réponse est oui. Et vous n’êtes clairement pas seul·e à vous la poser.

C’est exactement pour ça que cet espace existe. Pas pour vous juger sur votre âge, mais pour vous rappeler qu’à 40 ans, on a bien mieux à faire que de s’excuser d’aimer ce qui nous fait vibrer.

Et vous, à quel âge avez-vous arrêté de vous justifier ?

Et toi, qu’en penses-tu ?

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